Léon Bollée

Le 1er janvier 1870

Destiné à la fonderie familiale, Léon se sent lui aussi une âme d’inventeur et se passionne pour le sport cycliste. Il invente aussi la fameuse machine à calculer (exposée au musée) qui lui vaut une médaille d’or à l’Expo universelle de Paris et suscite l’intérêt du géant américain Edison. Il participe à la première grande course automobile avec Amédée père et fils en 1895 (Paris-Bordeaux-Paris). Il se lance alors à son tour dans la construction automobile (affectant à cette production l’usine de fonderie) et produit le tricycle nommé « voiturette », exposé à l’Expo de Paris de 1898. C’est un réel succès commercial : 600 exemplaires, des brevets vendus à des industriels anglais et parisiens... Sans compter les exploits sportifs : Paris-Dieppe et Paris-Trouville, deux grandes courses de 1897, ainsi que le record mondial de vitesse sur route en 1898 (parcours Etampes-Chartres et retour).
En 1887, le jeune Léon a commencé à travailler sur trois machines à calculer : le multiplicateur direct, l’Arithmographe et le Conseil de calcul. Le multiplicateur direct, qui a remporté une médaille d’or à l’Exposition de Paris en 1889, était un dispositif de calcul remarquable et très avancé, un véritable chef-d’œuvre de l’ingénierie. Le plus célèbre inventeur américain Thomas Alva Edison avait proposé d’embaucher Bollée aux Etats-Unis, mais ce dernier a décliné son offre. Léon Bollée a été le premier en France à construire de petits véhicules alimentés essence en 1895. En 1896, il a introduit un véhicule à trois roues, dite Voiturette avec une vitesse de pointe de près de 100 km/h. Suite à son succès dans les courses automobiles, il a fondé son entreprise au Mans, les Automobiles Bollée.
Léon Bollée était également intéressé par l’aviation et l’aéronautique, il a d’ailleurs été blessé dans un accident d’avion et n’a jamais récupéré. Il décède alors d’une crise cardiaque en 1913, âgé seulement de 43 ans.